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Lundi 9 mars 2009
Salut lecteurs !

Je ne suis pas mort même si le peu de nouveauté sur ce blog pourrait le laisser accroire. Je traverse simplement un de ces trous noirs qui doivent, je suppose, border le parcours de quelques écrivains.

J'ai décidé de changer de métier, de quitter la recherche scientifique qui n'a plus de sens dans notre société de fric et d'image qui refuse que l'on prenne le temps de penser. Je mobilise donc toute mon énergie à monter un nouveau projet professionnel et de ce fait je n'ai pas le temps, ni la force d'écrire.

C'est une chose que j'ai récemment appris : écrire demande de l'énergie, énormément.

Cette  phase de faiblesse n'étant que transitoire, je poste ce petit message aujourd'hui, en attendant les jours meilleurs où j'achèverai mes écrits.

à tout bientôt donc, ne m'oubliez pas entre temps ;-§
Par Baz - Publié dans : En direct de mon bureau
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Vendredi 19 décembre 2008
Aujourd'hui je lève un coin de voile sur la première partie du futur chapitre qui s'intercalera entre les chapitres 9 et 10 actuels.
Dans la première partie de ce chapitre, Legarec retrouve quelques vieux amis et va se prendre une cuite en refaisant le monde. En effet, en lisant Total kheops de J-C Izzo, je me suis fait la réflexion qu'un bon polar comporte au moins une scène de biture outrancière et j'avais ommis d'en prévoir une !!!

Plus sérieusement, cet état d'ébriété fera que dans la deuxième partie du chapitre, Bastien de connectera sur le tchat et discutera avec quelques inhibitions en moins, ce qui nous permettra d'en apprendre sur lui et quelques autres.

En attendant voici la première partie de ce chapitre qui nous re,nseigne sur les années lycées, le militantisme et le goût pour le Vin du personnage central de l'histoire.


Depuis mon retour en Anjou, nous avions repris l’habitude de nous réunir comme au bon vieux temps. Ce soir là on s’était retrouvés vers dix-neuf heures au cercle pour l’apéro. Le cercle est un bar à vins offrant une carte variée et riche de vins naturels, biologiques et vinifiés sans sulfites, ou si peu que l’on peut en boire jusqu’à l’aube sans risquer que sa  tête au réveil ressemble au sous sol de l’atoll de Mururoa. Et Mururoa c’est pas bio !

On avait commandé une bouteille de Moussamoussette, un Anjou rosé pétillant de chez René et Agnès Mosse, viticulteurs épicuriens hautement recommandables.

La section angevine d’humour trotskyste était là au grand complet. Il y avait Vincent, membre fondateur, animateur socioculturel de son état. Il travaillait dans une maison de quartier à essayer de monter des projets ambitieux avec quelques jeunes pas motivés et des bouts de chandelle pour tout budget. Malgré de nombreux déboires, un spectacle avorté parce qu’une ligne budgétaire avait disparu d’une année sur l’autre, une animation de rue pourrie par un gymkhana de scooters, malgré la déliquescence des rapports sociaux, la fin du dialogue avec les flics, le chômage des parents et la traîne au cul des enfants, il y croyait encore le Vincent et il répétait sans cesse : celui qui renonce à ses illusions renonce à la vie. Quand il sortait ce genre d’aphorisme, Aurélie, sa copine, le regardait avec de grands yeux plein d’amour et d’admiration mêlés. Elle l’avait connu au lycée, là où notre petite bande s’était soudée d’ailleurs, et même si elle avait lâché avant le bac, elle ne l’avait pas perdu de vue. Quelques années plus tard ils se sont mis en couple. Puis rapidement est née la petite Zoé et Aurélie a cessé son travail d’intérimaire pour prendre un congé parental.

Stéphane lui était le taiseux de la bande. A part quand-il s’agissait de bouffe ou de pinard. Il avait beau n’être « que » commis de cuisine dans une cantine ouvrière industrielle, il n’en avait pas moins des idées arrêtées sur la gastronomie. Et bon goût il fallait le reconnaître. C’était rare que l’on soit gustativement déçu d’avoir suivi un de ses conseils. « La merde d’un égoutier pue pas plus que la tienne » avait-il un jour lancé à un connard qui lui reprochait le décalage entre son métier consistant à réchauffer du sous-vide et son discours prônant le bio, le recours aux producteurs locaux, l’attention à la qualité des produits, etc.

Enfin yann complétait le groupe. Professeur d’anglais, il se morfondait dans un lycée de la Roche sur Yon, trou du cul  du monde, en attendant une mutation en Anjou qui se faisait attendre. Dans l’éducation nationale si t’es jeune et sans enfants tu t’estimes déjà heureux de ne pas avoir été envoyé dans une banlieue craignos et tu ronges ton frein en attendant des jours meilleurs. Ça donne en général des profs super motivés et du coup des élèves passionnés. Mais bon, c’est une autre histoire.

Celle de la section d’humour trotskyste a débuté en 1991 alors que nous étions lycéens et manifestions contre je ne sais plus quelle réforme, prétexte à une gentille grève qui ferait notre éducation syndicale et politique bien mieux que n’importe quel cours d’instruction civique. Comme d’habitude les manifestations avaient mal tourné, le collectif lycéen autoproclamé avait été noyauté par quelques militants d’extrême gauche bien organisés et la coordination lycéenne avait volé en éclats. De cette période il reste aujourd’hui deux choses : chez moi un profond dégoût des appareils politiques, et la section d’humour trotskyste créée par Vincent, en réponse humoristique à cet échec de notre petite révolution lycéenne. En fait ce groupuscule avait essentiellement pour but de nous réunir pour boire des coups de rouge (évidemment !) en jouant au tarot, en rejouant les sketchs de Christophe Alevêque (Yann était impayable dans cet exercice) pour finir immanquablement, un coup dans le nez, par redessiner les contours d’un communisme utopique à visage humain. une dictature du prolétariat certes mais avec casimir en leader maximo, telle est la devise de cette section. C’est à cause du tarot que statutairement notre nombre est limité à cinq. Et puis ça nous évite toute chance de diriger le monde un jour où l’autre. On ne sait jamais, des fois que l’un d’entre nous serait pris soudainement d’une ambition débordante. Vincent est même allé jusqu’à déposer les statuts de la section en préfecture, en tant qu’association loi 1901. Il en est président à vie, j’en suis le vénérable trésorier. C’est donc à moi que revient la lourde tâche de lever les fonds avant chaque soirée et de me rendre chez Vini Bigoude, un caviste recommandé par Stéphane, qui nous fournit à bon prix moult breuvages à base de raisin pressé. Enfin Yann est secrétaire de l’association ; secrétaire général bien sûr !

Depuis quelques temps nos soirées commençaient par un apéro au cercle en terrasse, pour profiter à la fois des beaux jours du mois de mai et de la possibilité pour Aurélie de poser le baby-phone sur la table et ainsi d’entendre si la petite Zoé se réveillait de sa sieste deux étages plus haut, dans l’immeuble d’en face où ils résidaient. Une fois d’autres clients les avaient regardés comme des parents irresponsables mais à bien y penser quelle différence y-a-t’il à boire un verre en bas de son immeuble ou au fond de son jardin pendant que bébé dort ? Pour peu que l’on dispose d’un moyen d’entendre à distance si le bébé pleure, il n’y en a aucune. Nous avons donc pris l’apéritif ici avant de monter chez Vincent et Aurélie préparer le frichti : purée industrielle dégueulasse, dixit Steph pour la puce, filets de sandre au beurre blanc, riz et asperges préparés par le même Steph  pour les adultes. Le tout fût arrosé d’une Fleurie du domaine Joseph Chamonard, histoire de prouver que d’une on peut boire du rouge avec la poiscaille de Loire, et que le Gamay va très bien dans un cas pareil et de deux que le Beaujolais n’est pas qu’un vignoble à japonais dans lequel on glisse des Haribos en fonds de cuves pour donner un léger goût de banane au vin nouveau.

-         Picoler ça , ça donne de la cuite de bobo avait lancé Vincent en rigolant

-         Ça c’est vrai qu’ils sont beaux les cocos avec leur précieux pinard de bourgeois avait rigolé Aurélie

Du coup Stéphane s’était emporté, arguant que le bourgeois il boit du bordeaux, il choisit son pinard avec le Parker à la main, il aime que ça goûte le bois, il achète de l’étiquette tandis que nous on boit de la nature, du vin qui sent le cul, du jus de raisin, de la nature et le produit du travail d’un prolétaire des champs, pas d’un œnologue financé par de grands groupes financiers. On a du savoir boire comme disait Brassens. On connaissait son discours par cœur et on aurait pu le faire à sa place. Mais cela aurait gâché le plaisir de Vincent et Aurélie, lequel plaisir résidait dans l’empourprement des joues de Steph et dans la gestuelle qui accompagnait son énervement jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’on se moquait de lui et qu’il prêchait des convertis. Ce fut encore une fois le cas ce soir là et cet épisode passé on s’accorda à trouver que le jus d’octobre était bien bon.

Et comme bien sûr les deux bouteilles prévues initialement n’avaient pas suffi, on a ouvert un p’tit breton, cuvée vinifiée par Olivier Cousin qui, outre le fait qu’il s’agit d’un vin de soif fort appréciable, témoigne de la présence bretonne en Anjou venue s’erreinter à extraire de l’ardoise du sous-sol de cette contrée devenue mon chez-moi du moment.

On est ensuite passés aux choses sérieuses en sortant les cartes de Tarot. Le cubi souple de 5 litres posé au coin de la table (du vin de jardin du domaine de la grange aux belles si ma mémoire déjà alcoolisée à ce moment là ne me trahit pas), chacun se resservait à l’envie et la partie allait bon train. Et comme d’habitude les langues se sont déliées. Pour parler de soi, un peu. Pour refaire le monde, beaucoup. Et là, chose bizarre, je me suis trouvé incapable de parler du tchat. Incapable de raconter à mes meilleurs et plus vieux amis, que j’avais une deuxième vie, électronique et par certains aspects virtuelle. Quand on m’a demandé sur quoi j’enquêtais en ce moment, j’ai parlé du racket sur le marché, j’ai évoqué Malika ce qui a eu pour effet de déclencher railleries et sarcasmes et de détourner le sujet, à mon grand soulagement. On a ensuite parlé d’amour, un peu aussi, vu que les célibataires de sexe masculins avaient tendance à passablement déséquilibrer le débat, pour finir par parler politique et se morfondre de voir la France dans une pseudo résurgence du régime de Vichy. Vincent était le plus remonté. Peu de temps auparavant on avait expulsé le père d’un enfant de onze ans, orphelin de mère, condamné à rester seul en France loin de son seul parent interdit de séjour au pays des droits de l’homme. Depuis quelques mois nos discussions glissaient invariablement sur ce sujet après être généralement passées par le triste constat que la société était devenue amorphe, chacun étant recroquevillé sur ses difficultés, essayant de mener sa barque au mieux, évitant de sombrer et ne pensant plus jamais qu’à plusieurs on s’en sort plus aisément que tout seul.

-         Lors de la dernière grève dans l’éducation nationale avait déploré yann, on a plus parlé du service minimum d’accueil des enfants que des fondements de la grèves.

-         C’est les médias ça avait rétorqué Vincent.

-         Et les parents en pensent quoi avais-je naïvement demandé

-         Eux ? Ils râlent parce que si il n’y a pas de mode de garde pour leurs gamins, ils peuvent pas aller bosser…

-         Faut dire qu’un jour chômé chez certains ça fait un trou à la fin du mois

-         Ouep ! N’empêche que l’avenir de leurs enfants ça passe par un système éducatif qui tient debout et là on est revenus aux années 30.

Vers minuit Aurélie s’est excusée d’aller se coucher car le lendemain la petite allait « sonner » à sept heures pour son biberon. Cela a lentement mis fin à la soirée, le temps de finir nos verres. J’ai fait tout mon possible pour marcher droit en remontant la rue des deux-haies puis, arrivé place du ralliement, j’ai fait signe à un taxi. J’étais bien bourré quand je me suis assis devant l’ordinateur à la maison.

J’avais pris l’habitude de laisser l’ordinateur en veille et connecté au tchat afin de pouvoir lire a posteriori les conversations.

Un rapide survol de ces archives récentes m’apprit que la discussion du soir avait porté sur la Roumanie. Un tchateur occasionnel, extérieur au petit groupe d’habitué, avait posé une série de questions pour préparer un voyage dans les carpates. Chacun y était allé de son petit conseil, y compris ceux qui n’étaient jamais allés en Roumanie et ceux qui confondaient Bucarest avec Budapest, la voisine hongroise. Il y avait eu un petit couplet xénophobe sur les tsiganes, une embrouille, quelques insultes, suivies d’une déconnexion des principaux protagonistes de la discussion. Rien que du très classique. Dans un tel cas les plus virulents finissaient par se retrouver seuls en ligne à écrire leurs insanités sans plus d’écho et le combat cessait faute de combattants. Après un délai raisonnable, les habitués revenaient jeter un œil et, pour peu que les excités se soient, dans l’intervalle, déconnectés, la discussion reprenait tranquillement sur des banalités.

C’est ce qui s’était passé ce soir et malgré l’heure tardive, il restait du monde en ligne.

J’ai dû m’y reprendre à trois fois pour taper un salut général tant mon regard et mes doigts vacillaient à l’aplomb d’un clavier dont toutes les touches étaient en double.

 

Par Baz - Publié dans : Karine et châtiment, Roman
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Vendredi 12 décembre 2008
Quand je suis en voyage, comme je l'ai déjà écrit précédemment, mon carnet m'accompagne et je prends des notes que je replace ensuite soit dans la trame de l'histoire, soit sous la forme de digressions ou de bribes de dialogues.

L'extrait du jour figurera dans le chapitre intercalaire à la suite de l'actuel chapitre 9 de k@rine et châtiment. Il s'agit d'un morceau de dialogue qui donne le ton de l'ensemble de la conversation.

J'ai pris ces notes en regardant un petit bout de femme qui semblait très angoissée sur le siège en face du mien,  dans la salle d'embarquement d' un aéroport.

"- J'ai tellement peu confiance en moi que je cherche toujours à quoi me raccrocher
- ...
- Quand je suis toute seule, je me raccroche à mes propres mains, je me tords les doigts. Sur internet c'est bien, ça ne se voit pas."



La suite dans le chapitre à venir !
Par Baz - Publié dans : En direct de mon bureau
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Jeudi 4 décembre 2008

Une des difficultés que j'ai rencontrées dans la réalisation de ce blog était de savoir ce que je pouvais révéler et ce que je devais garder secret. je m'explique ! Bien entendu, dès le départ j'avais une idée précise de la trame du roman et je savais qui était le tueur. Dans l'optique de vous confier mes petites ficelles, vous donner ma trame aurait été très utile (et sympa de ma part non ?)
mais dans l'optique de vous tenir en haleine au fur et à mesure des chapitres, cette révélation était impossible. maintenant que l'histoire est publiée et que j'en suis à la remanier pour la perfectionner, je peux vous livrer cette trame telle qu'elle est aujourd'hui alors que j'entame la réécriture définitive du roman en y ajoutant deux chapitres et de nombreuses précisions. Voici donc l'enchaînement des chapitres tel qu'il se fera dans la version définitive du roman k@rine et châtiment :


Enchaînement des chapitres

 

1-     Première connexion au tchat de Bastien Legarec qui, dans la chronologie des faits est déjà au placard.

2-     Retour en arrière, 8 mois auparavant quand Bastien arrive au commissariat d’Angers fraîchement émoulu de l’école des inspecteurs de police. D’entrée il a une anicroche avec ses deux collègues, caricatures de flics un peu beaufs.

3-     Le lendemain de la première connexion, Bastien, poussé par la curiosité revient se connecter et va faire connaissance avec un petit groupe d’internautes qui semble se connaître, du moins virtuellement

4-     Bastien envoie une lettre au commissaire Lucas pour dénoncer une magouille de ripoux on ne peut plus classique qu’il a pu observer un 28 avril sur le marché (racket de camelots, immigrés pour la plupart). La situation pourrait paraître caricaturale si nous n’étions pas en 2008 avec un ministre de la rafle et de l’identité nationale qui rappelle les belles heures de Vichy !

5-     Mi-juin, début des inquiétudes avec une première personne qui disparaît de l'univers du tchat. cet univers était extrêmement volatile, fait de va-et-viens, cela n'a rien d'alarmant.

6-     Au hasard des classements d’archives, Bastien tombe sur l’affaire Wong et va ainsi être amené à entrer en contact avec Malika

7-     Ce chapitre tourne autour des discussions banales du tchat. Il sert avant tout à renseigner le lecteur sur quelques traits de caractère de chaque personnages et quelques indices physiques qui seront utiles par la suite. La difficulté du « brossage de portrait » ici réside dans le fait que les informations sur les personnages ne peuvent être que virtuelles via le filtre du chat étant donné que le mode de narration est à la première personne.

8-     Bastien se rend sur le marché pour faire connaissance avec Malika et voir si elle peut l’aider à recueillir des témoignages sur le racket effectué par ses collègues.

9-     Ici s’insère un nouveau chapitre. Après avoir passé la soirée chez des potes à jouer aux cartes (ses amis de la section d’humour trotskyste), Bastien rentre chez lui. Il a pris une nouvelle habitude, celle de laisser l’ordinateur allumé et connecté. Il va alors relire les conversations qui ont eu lieu en son absence et ainsi lever un nouveau coin de voile sur  la personnalité des protagonistes du tchat. Le tchat dans ce chapitre portera sur la timidité, l'estime de soi et le fait qu’Internet permet de surmonter ses inhibitions. Vino et Lilou notamment vont avoir une conversation autour du manque de confiance en soi.

10-  On apprend que Bastien est divorcé et a deux enfants… On apprend aussi qu’une autre personne (Lilou) a disparu.

11- Bastien sollicite Nicole pour accéder au fichier des personnes disparues et trouve un avis de recherche pour une personne dont la description fait penser à Lilou.

12- Discussion du tchat autour de la solitude affective que le tchat permet –partiellement- de combler. La discussion dérive petit à petit sur un possible tueur en série du tchat qui se servirait de cette solitude pour prendre ses victimes dans ses filets

13- Intermède : Bastien passe le week-end avec ses enfants

14- On s’était donné rendez-vous à midi sur le tchat pour se compter. Dans l’attende des retardataires, chacun laisse courir son imagination et se figure ce que font et ce que sont les autres. K@rine finit par  arriver, mais pas Kokine, troisième disparition.

15-  Deux faits nouveaux dans ce chapitre : Malika informe Bastien que les camelots vont témoigner et Nicole lui apporte des rapports de police circonstanciés : premier et deuxième cadavres découverts

16- Discussion tendue sur le tchat, le stress monte, les soupçons aussi. Une idée germe : se rencontrer, mettre un visage sur chacun comme si s’identifier les protégerait

17- Nouveau chapitre ici : la mère de Bastien lui téléphone pour essayer de lui faire régler une sombre histoire avec son père qu’il ne voit plus depuis longtemps. Refus de Bastien, prise de bec téléphonique suivie d’une connexion au tchat dans laquelle El_baz débarque énervé et durant laquelle il va se calmer progressivement tant le ton est morose dans un premier temps (vino nous dira qu’il n’attend rien de la vie, il est blasé, déçu, son expression fétiche est « bof  à quoi bon »). Puis la discussion dérivera sur l’envie de tout plaquer et de là sur le voyage (vodka-viandox nous en parlera longuement), sur le fait qu’avoir un boulot passion est un échappatoire (Larzac racontera son changement de vie, K@rine démystifiera son job d’infirmière : elle bosse en gérontologie et ne fait pas fantasmer grand monde sous sa blouse car ses petits vieux bandent mou et sont plein de honte quand elle change leurs couches). Mouflon finira par secouer son monde sur l’absence d’utopie, le pessimisme ambiant lui qui rêve de finir son droit et de s’engager dans l’humanitaire… jeune et naïf conclura El_Baz, la désillusion n’en sera que plus grande.

18- Rencontre au bar le Chateaubriant avec Hervé défenseur des sans papiers et trois camelots, une stratégie est définie pour rendre publique l’affaire du racket.

19- On apprend que Minipuce avait prévu de louer un voilier pour un week-end de rencontre dans le golfe du Morbihan, en profitant du retour au calme de la fin de saison estivale. Problème, elle aussi a disparu.

20- Bastien appelle un ex-camarade de promotion à l’école des officiers de police, basé à Vannes, il va lui révéler qu’on trouvé un autre cadavre qui pourrait être Minipuce. L’enquête devient sérieuse.

21- Dénouement de l’affaire du racket avec le passage à la télé de Bastien et ses révélations au grand jour.

22-  Valium qui avait disparu réapparaît, c’est l’occasion d’une empoignade sur le tchat où l’on se rend compte que tout le monde a des soupçons envers l’un ou l’autre… ceci s’interrompt alors que Malika, à la demande de Bastien, se connecte avec l’idée de devenir un appât pour le tueur. Les soupçons font place à une sorte de jalousie en ce qui concerne k@rine…

23- Ce chapitre sert à Bastien à faire le point sur la situation : concernant sa position au commissariat, on le regarde de travers mais les choses devraient s’arranger. Concernant l’enquête ; il a mis Malika en première ligne et désormais il faut attendre, avec inquiétude, que les choses bougent. A-t-il fait le bon choix ?

24- Tout s’accélère, Bastien a reçu un message de Malika, elle a rencard avec un type du tchat, peut-être le tueur. Problème le message est inaudible sur la fin. Bastien va se connecter pour aller à la pêche aux renseignements et bénéficier de l’aide de Mouflon pour localiser Malika. Il fonce en direction du quartier de la gare.

25- Arrivé au bar de l’Univers Bastien brutalise un peu le serveur qui crache le morceau : oui il a vu Malika avec un type, ils sont sûrement du côté des entrepôts ferroviaires, le coin des embrassades nocturnes, pour ne pas dire le lieu de passe des putes du quartier. Ce connard a pris Malika pour une pute, quel manque de discernement.

26- C’est le dénouement, le tueur est démasqué et on apprend ses motivations.

27- Epilogue et happy end, on peut seulement s’interroger sur le détonnant résultat que pourrait produire le mélange de sang Tunisien et Breton…


Voilà, moi je trouve qu eça se tient et que ça a pas mal de gueule ! Un peu d'autosatisfaction ne fait pas de mal hein ? 

 

Par Baz - Publié dans : Karine et châtiment, Roman
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Jeudi 27 novembre 2008

En créant ce blog j'avais plusieurs (modestes) ambitions.

La première était que mes histoires soient lues (!)

La deuxième était de recueillir des avis pour améliorer mes textes (merci au passage à ceux et celles qui laissent de trop rares commentaires)

La troisième était de partager avec d'autres apprentis écrivains les affres de l'écriture mais également les trucs et les techniques qui peuvent faciliter la vie quand on écrit.

 

C'est dans cette troisième catégorie que s'inscrit mon article du jour. J'en suis en effet revenu aux fondamentaux pour parvenir à boucler le roman K@rine et châtiment que je souhaite remanier. Parmi ces fondamentaux, il y a un effort sur la définition des personnages que je vous ai déjà précédemment présenté et qui se traduit par la rédaction de fiches détaillées.

Mais il y en a un autre qui me trottait dans la tête et causait un point de blocage depuis quelques semaines déjà : la chronologie.

Que les faits s'enchaînent dans le temps c'est une Lapalissade. Mais cette gestion du temps est problématique. En effet,  ayant situé une partie de l'action en extérieur j'avais besoin que les journées soient belles, météorologiquement parlant, et ce à différents temps du récit : sur le marché, pour la sortie prévue en bateau, lors de la scène finale dans la gare de frêt. Or ces évènements sont séparés par un temps assez long.

Il fallait aussi que je détermine à quel moment le héros a été nommé sur son poste au commissariat. En effet, à un moment du récit je donne l'ancienneté de Legarec dans ses fonctions.

Or tout ça ne collait pas.

Et comme ça ne collait pas j'étais gêné aux entournures...

 

J'ai donc mis à profit quelques heures de transport entre Paris et Canton pour rédiger un filage chronologique que je vous présente ci-dessous. Et je pense que pour mes prochains romans je ferai cet exercice dès le début !!!

 

Avant septembre (date indéfinie) : Affaire Wong

Septembre : Nommination de bastien legarec à Angers (cette date était initialement plus tardive)

Octobre à janvier : Bastien est en formation, il apprend sur le terrain (c'ets là qu'il fait ses patrouilles de nuit qui lui serviront par la suite à identifier le bar près de la gare)

28 avril : affaire du marché qui conduira bastien au placard une semaine plus tard (cette date était initialement le 14 mai ce qui ne laissait pas assez te temps pour installer le tchat pour que le groupe se constitue et qu'il devienne vraisemblable qu'une inquiétude collective se développe)

10 mai :  début du tchat

Mi-juin : début des disparitions

Dernière quinzaine d'août : c'est dans cet intervalle, en fin de saison touristique, que  se situe le week-en durant lequel Minipuce va en repérages dans le Morbihan

Autour du 10 septembre : dénouement de l'affaire, scène finale

 

Au total l'histoire se déroule donc sur une durée d'un an (plus l'affaire wong qui est antérieure au récit) mais l'action proprement dite se concentre entre la fin avril et le début septembre.

 

ça me semble se tenir, qu'en pensez-vous ?

 

 

Dans le prochain article, je vous livrerai le nouveau sommaire détaillé du roman avec les 4 chapitres ajoutés....

Je mettrai également très prochainement en ligne quelques photos de la chine urbaine

 

à bientôt !

Par Baz - Publié dans : En direct de mon bureau
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Vendredi 14 novembre 2008
Bonjour,

Je me fais rare, je sais.  Je suis débordé et le premier à m'en plaindre mais je ne lâche pas le morceau !

Tout d'abord, je tiens une promesse faite dans un précédent message : je vous présente René le carnet, mon fidèle compagnon de route :

René m'accompagne demain à Guangzhou (Canton) au Sud de la Chine.
Là je compte bien, si ce n'est terminer karine et châtiment, au moins tout mettre en place dans la nouvelle structure.

Au menu  :

- rédiger un calendrier du roman pour mieux caler les différents évènements dans le temps (ça suppose une relecture)

- rédiger de nouveaux dialogues de tchat qui, finalement, me semblent plus appropriés pour dévoiler le caractère et les centres d'intérêt des personnages que des fiches policières comme je l'avais un temps envisagé.

- rédiger les deux nouvelles scènes dont je vous ai parlé il y a peu...

Quand j'ai commencé ce blog, je pensais partager les affres de l'écriture avec quelques lecteurs... je me demande si le mot "affres" n'est pas trop doux...
Par Baz - Publié dans : Karine et châtiment, Roman
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Vendredi 24 octobre 2008

Salut,

Toujours pas grand chose à publier, je coince toujours sur deux choses : la cohérence chronologique du roman avec sa nouvelle structure et les dialogues de tchat à ajouter.

A ce sujet, je tenais à porter à votre connaissance un must, la référence absolue en matière de tchat, l'encyclopédie des perles du dialogue on line :

http://www.bashfr.org

Si je reprenais certaines citations de ce site, il y en aurait parmi vous pour me dire que mes dialogues ne sont pas réalistes !

Voici quelques exemples pour vous mettre l'eau à la bouche :

<KenChan> vraiment conne ma meuf
<Timmy!> ?
<KenChan> bah j'lui parle par sms
<KenChan> et apré elle me sort "j'te laisse c'est mon dernier sms"
<KenChan> j'lui répon "j'suis sur c pas vrai"
<KenChan> elle rep "Sisi j'te jure!"


<xiNozor> Je crois que ma mère sait que je fume depuis qu'elle m'a vu lêcher ma tortilla pour rouler ma fajitas
Alex: Ça doit faire bizarre de ne plus avoir ton frère à la maison, nan?
Fanny: Oh, pour le peu qu'il était là tu sais... Moi par contre quand j'suis pas là, ça fait vide!
Alex: Arrête t'es pas si grosse!
Jenni dit : De nos jours les jeunes sont complètement accros à internet.
Max dit : ah ouais et qu'est-ce qui te fais dire ça ?
Jenni dit : C'est simple, tout à l'heure la prof de géographie a commencé une phrase en disant :
Jenni dit : -"Aujourd'hui plus de la moitié des pays n'ont pas accès à ...
Jenni dit : la classe répond en choeur :-internet!!!"
Jenni dit : eh bah non. C'était l'eau potable.
Thomas: t'es mon éthyloteste :)
Hélène : ahh comment ça ?
Thomas: dès que je te trouve jolie,c'est que j'suis bourré
Clara : putain jen ai marre d'eux
Clara : ils arretent pas de me saouler
Clara : à me coler tout le temps
Clara : des vrais mouches à merde
thomas : c'est de l'auto-dérision ce que tu viens de faire
<Plop> Je vient de remarquer que sur mon t-shirt "Free Tibet" sur l'etiquette étais marqué "made in china" -_-"

<lapin> t'imagine que ds la voiture de mon padre elle a foutu sa main ds mon slip mes parents etait devant <-<
<anoname> Tu portes des slips ?
<anoname> La honte
<nicoco_40> le pain chez moi on en achète du frais
<nicoco_40> mais faut d'abord bouffer le dur d'hier
<nicoco_40> au final
<nicoco_40> tous les jours, on bouffe du pain dur
<nicoco_40> je me demande quand est-ce qu'on a acheté cette putain de baguette en trop
Mika : le fils de mes locataires déchire.
coco : ?
Mika : ce matin on a reçu la visite de témoins de jéhova ou un truc du genre
Mika : t'sais, les mecs qui s'annoncent genre "on vous apporte Jesus"
Mika : et le fils de mon locataire, 13ans, émo, répond :
Mika : "oué, laissez le dans le couloir j'ai pas le temps pour l'instant"
Epholie> Alors avec Laura, ça s'est passé comment ?
Aeon> Torride ! On l'a fait une fois dans chaque pièce o/
Epholie> Mais t'es plus à ta chambre d'étudiant ?
Aeon> Si ... TT
PulkoMandy: un jour y'en a un qui a demandé "comment on dit week-end en anglais?"

 

Et une petite dernière pour la route, personnellement c'est ma préférée, on diraiot que Pierre Desproges s'est mis au tchat :

Paul : Demain c'est la journée du patrimoine
mathias : on ira voir mamie



à bientôt !

Par Baz - Publié dans : Karine et châtiment, Roman
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Samedi 20 septembre 2008

Vous vous souvenez de bugs bunny ? Il asticote Elmer, le rend maboul, l'assomme ou lui fait exploser une cartouche à la figure puis lui croque sa carotte sous le nez en soufflant un "what's up doc?" des plus insolents.
Et bien voilà le sentiment que j'ai chaque fois qu'on me demande d'où j'en suis avec l'écriture.
Après un été pluvieux, je me remets devant ma table d'écriture ces jours-ci et j'ai pris quelques décisions radicales.

D'abord karine et châtiment ne me plaît décidément pas dans sa forme actuelle et je dois le retravailler. Parmi les idées que j'avais eues et présentées sur ce blog, il y en a que je vais conserver comme l'idée de la section d'humour trotskyste et le coup de fil de la mère de Bastien. Par contre il y a une idée que je vais laisser tomber car franchement ça ne donne pas un résultat terrible. Il s'agit des fiches personnage. Si elles sont super utiles pour moi, elles ne s'intègrent pas du tout au récit et coupent la dynamique de l'ensemble.

J'en suis donc au stade où j'avance pas mal dans le fait de donner du corps à mon personnage principal. En discutant avec une amie dernièrement elle m'a même soufflé une idée pour expliquer comment l'ex de bastien a découvert qu'il avait eu une aventure. Mais ça je vous le livrerai plus tard !
Si mon personnage principal s'étoffe, mes personnages secondaires un peu moins. Il va falloir que je rajoute des discussions sur le tchat afin que chacun livre un peu de lui même. j'ensuis là pour l'instant...

Je sais ça fait peu depuis le temps que je n'avais rien posté sur ce blog. Mais vous aussi vous fûtes fainéant(e)s au niveau des commentaires !!!! Alors pour nous rattraper, je vous lance un challenge :

Donnez moi vos idées de conversations sur le tchat. Si elles me plaisent je les insererai dans le roman, après tout c'est ça lla raison d'être de ce blog, l'échange.

Vous êtes prêt(e)s alors à vos commentaires, la règle est simple : un sujet de conversation, et des traits de caractère que ce sujet doit révéler ...

hasta lluego

Par Baz - Publié dans : Karine et châtiment, Roman
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Vendredi 18 juillet 2008

Capri c'est fini... Mais qu'en est-il de Plop! et de K@rine et châtiment (oui j'ai changé l'orthographe je mets un arobase désormais) ?

Et bien c'est au point mort. Non ce n'est pas fini. Mais ces temps-ci je suis submergé par mon travail (celui qui a une conséquence directe sur l'humeur de mon banquier, pas celui d'écrivaillon).
De plus je suis fatigué par un semestre épuisant... J'ai donc l'énergie d'une moule quand je rentre le soir et je suis à peine capable d'enchaîner 2 tâches ménagères* avant de tomber de sommeil.

Je pars donc en vacances en laissant mon chantier d'écriture inachevé. J'espère repartir du bon pied en Septembre.

A bientôt

http://www.deezer.com/track/134857


* Au désespoir de ma brune
Par Baz - Publié dans : En direct de mon bureau
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Vendredi 30 mai 2008
T'as pas d'amis? Et ils font quoi tes parents?

Voici deux questions que j'ai décidé de poser à Bastien Legarec afin d'enrichir un peu sa personnalité et sa palette d'activités. En effet, à part une ex et deux enfants, on ne sait pas grand chose de l'entourage de mon héros finalement.

Donc je vais rajouter deux scènes. Sauf que je ne sais pas encore trop bien où je vais les positionner dans le cours du récit ni de quelle façon elles influenceront l'histoire. Quoi qu'il en soit elles auront un impact minime, voire pas d'impact du tout. Ne peuvent-elles pas juste servir à mieux connaître le personnage ?

La première de ces scènes se passera dans un appartement rue Poquet de Livonière. D'abord parce que j'aime bien ce nom de rue, que le lieu existe à Angers et qu'on y trouve des maisons à colombage et des appartements mansardés et biscornus comme je les aime.
C'est là que se retrouve régulièrement la "section angevine d'humour trotskiste" composée de Vincent, membre fondateur, animateur socio-culturel; Aline, sa copine, en congé parental (ils ont un boubou de 6 mois, une petite zoé), Stéphane, commis de cuisine dans un resto ouvrier et Yann, professeur d'anglais dans un lycée de la Roche sur Yon en attente désespérée d'une mutation sur un poste en Anjou.
La section a été créée en 1990 alors que les lascars étaient lycéens et manifestaient contre une réforme dont ils ont oublié le contenu depuis. Les manifs ont mal tourné, noyautées par quelques militants d'extrême gauche qui ont semé la zizanie dans la coordination lycéenne. Du coup Vincent a créé cette section, prétexte avant tout à boire des coups de rouge et à jouer au tarot en rejouant les squetches de Christophe Alévêque et en redessinant un communisme utopique à visage humain (une dictature du prolétariat certes, mais avec Casimir comme leader maximo, telle est la devise de la section). C'est à cause du tarot que statutairement, le nombre de membres est limité à cinq. Vincent est même allé jusqu'à déposer les statuts de la section en préfecture en tant qu'association loi 1901. Il en est le président à vie, Bastien est trésorier (c'est donc lui qui gère la cagnotte qui sert à se fournir chez Vini Bigoude, le caviste) et Yann est secrétaire, général bien entendu...

Cette scène décrira la partie de tarot durant laquelle Chacun parlera un peu de lui, de son travail, de ses amours, ... ce sera l'ocacsion de voir comment Bastien raconte son enquête et sa mise au placard. Comment il évoque Malika du bout des lèvres aussi...


La deuxième scène nous informera sur la situation familiale de Bastien à l'occasion d'un appel téléphonique de sa mère. Ses parents sont très peu présents dans sa vie , et pour cause...
 Sa mère vit seule à côté de Rennes. Elle s'est fachée avec ses cinq frères et soeurs au moment de la succession de leurs parents, pour de sombres histoires de fric. Bastien a été pris dans cette tourmente familiale avant de décider de s'affranchir, de ne plus prendre parti. Ce que maman n'a pas supporté selon le vieil adage : si tu n'es pas avec moi, tu es contre moi !
Depuis ils s'appellent pour leurs anniversaires et pour les fêtes, rien d'autre. Mamie ne voit ses enfants qu'à Noël mais finalement c'est très bien ainsi.
Quant au père de Bastien, c'est justement l'objet de l'appel en question. Il a toujours été caractériel et violent. Bastien se souvient de roustes mémorables. Sa mère a dû en recevoir quelques-unes également, même si Bastien n'en a pas de preuves formelles, juste de vagues souvenirs d'enfant, assez flous. Le père a quitté la maison à l'adolescence de Bastien pour suivre une fille qui avait fait un remplacement de quelques semaines à son bureau (il travaillait comme contrôleur à la mutuelle sociale agricole). Leur idylle avait fait long feu. Il avait alors cherché à revenir mais la mère de Bastien avait fait changer les serrures. Il a lentement sombré dans l'alcool et la dépression et Bastien a cessé de le voir depuis 20 ans.

Cette scène le fera réapparaître, le temps d'un coup de fil de maman qui informera Bastien que son père a été placé en hospitalisation d'office dans un centre d'accueil psychiatrique après avoir agressé, totalement ivre, un groupe de vieilles dames à la sortie de la messe à Saint Jacut du Mené, village du centre de la Bretagne.
Le seul aspect risible de l'affaire sera dans la nature des insultes proférées et les relents d'anarcho-anti-cléricalisme de son vieux père que Bastien refusera d'aller voir, concluant la conversation d'une phrase du genre : "maman, ça fait bien 20 ans que je n'ai plus rien à voir avec ce type, je ne vois pas pourquoi tu me reparle de lui aujourd"hui. Si tu n'as rien d'autre à me dire, je te souhaite une bonne journée maman, j'ai du travail".


Et PLOP! pendant ce temps me direz-vous ? Le récit est en sommeil, mais mon carnet de notes manuscrites continue à se noircir à chaque fois que je prend un train ou un avion, et ce sera le cas mardi et jeudi prochains... à mon retour je vous le présenterai ce carnet tiens d'ailleurs, il serait temps non ?
Par Baz - Publié dans : Karine et châtiment, Roman
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