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Mercredi 14 mars 2007

Le chapitre 19 se fait attendre. Je dois vous avouer que je coince un peu. Dans ce chapitre, Malika téléphone à Bastien (il a acheté un téléphone portable, entrant ainsi dans le cercle ultra large des pigeons !). Elle lui rappelle ce rendez-vous dans les studios de France 3 région.

Tiens d'ailleurs au passage avez-vous remarqué que je ne situe jamais précisément cette ville de province où se situe l'action ? Bien sûr j'ai Angers en tête pour pas mal de détails mais dans mes descriptions je m'accorde des libertés. Ainsi la place du marché est un mélange entre la place Lafayette à Angers, quelques maisons de Rennes, d'autres de ma ville d'adoption en Allemagne et les arbres ainsi que la forme générale de la place sont inspirés de la place saint sauveur à Manosque en provence. Autant dire que c'est hétéroclite. Je vais donc prendre mes aises avec la ville et soit inventer un nom, soit éviter de la citer et laisser planer le doute, soit tricher, après tout j'ai le droit non ?

Donc pour en revenir au chapitre 19, je coince sur le dialogue de l'interview. Je trouve en général les journalistes TV assez affligeants. Mais comment rendre compte de cela sans tomber dans la caricature. d'autant que là il me faut rendre compte  également de la pauvreté des moyens d'une station locale de France 3... Bref, j'ai encore pas mal de travail avant d'avoir un rendu qui me plaise. Si vous avez des idées, des phrases types de journaliste, des plans de cadrages à décrire, une cravatte !! Allez-y, faites vos suggestions.

 

Sur ce je vous dis à très bientôt

par Baz publié dans : En direct de mon bureau
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Lundi 12 mars 2007

Voici une dizaine de jours que je consacre pas mal d'énergie à essayer de référencer au mieux ce blog pour augmenter son audience, avoir plus de lecteurs et donc plus de commentaires et donc plus de matière pour mieux faire*.

Boudiou que c'est compliqué cette affaire. Comment se rendre visible sur la toile quand on est d'une affligeante banalité ? D'après mes calculs, ce blog est l'un des 40 000 blogs d'écrivains en herbe francophones. Autant dire que si ton herbe n'est pas bonne t'attires pas le badaud.

Overblog, mon hébergeur prodigue d'excellents conseils : choisis bien tes mots clés, rends toi visible. Okay, alors allons-y !

Les mots les plus souvents tapés sur les moteurs de recherche (google, yahoo, etc...) sont "sexe gratuit" et "free porn". J'ai donc intitulé ce billet avec ces mots clés.

Je souhaite donc la bienvenue sur mon blog aux membres du fan club de Clara Morgane. Pas la moindre photo de fesse ici. Désolé. Mais maintenant que vous êtes là, restez, lisez un chapitre ou deux... C'est pas si mal non ?

 

*(actuellement vous êtes 150 visiteurs chaque semaine)

par Baz publié dans : En direct de mon bureau
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Vendredi 2 mars 2007

Chose promise chose due, voici un QUIZZ au sujet des 18 premiers chapitres du roman et de ce qui pourrait suivre dans les 6 derniers chapitres

Bien sûr, pour préserver le suspens, je ne vous donnerai pas toutes les réponses dès à présent... les chapitres à venir s'en chargeront

 

Question n° 1

Qui est morte où ?

Retrouvez à quels lieux et à quels cadavres correspondent ces photos

 


Photo n°1 = lieu.......... victime.....

 

 

 


Photo n°2 = lieu.......... victime.....

 

 

 

 


Photo n°3 = lieu.......... victime.....

 Question n°2

 

Pourquoi ce mode opératoire (fil de nylon et bouche cousue) ?

Réponse libre, à vous d'imaginer !!!  Un exemple ? Bon d'accord : le fil à pêche est assez peu cher et nettement plus résistant que la ficelle de boucher. C'est un excellent rapport qualité-prix.

 


 

Question n° 3

 

 

 

Qui est le / la coupable ? (choisissez une réponse et surtout dites moi ce qui vous fait penser cela)

1 : El_baz lui-même

2 : Larzac

3 : Moumoune

4 : Vino

5: Vodka-viandox

6 : Le colonel moutarde avec le chandelier dans la salle de bain

7 : Un des flics ripoux, voire même le commissaire...

8 : Nicole

9 : Malika

10 : Valium

11 : Mickey

12 : Mouflon et misskaly duo meurtrier

13 : Quelqu'un d'autre ... (ah bah oui mais alors qui ?)

 

à vos plumes électroniques !!!

 

par Baz publié dans : En direct de mon bureau
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Mercredi 28 février 2007
 ©baz 2007, reproduction et diffusion interdites sans autorisation de l'auteur
-18-
 
 
- Vous avez demandé la police, ne quittez pas … Vous avez demandé la police, ne quittez pas …
Je n’avais pas d’annuaire inter commissariats sous la main, j’avais donc dû passer par le bottin téléphonique et me farcir l’attente au standard. Au bout de quelques seconde une voix autre que cette infâme boîte vocale prit mon appel en considération.
- Commissariat central de Vannes que puis-je pour vous ?
- Bonjour, je suis l’enquêteur Legarec, je souhaite joindre Vincent Guilvinnec, il est en poste au commissariat de la rue Le Bartz, mais je n’ai pas son numéro de poste direct.
- Un instant s’il vous plaît.
Une version métallique du Te Deum de Charpentier m’indiqua que l’opératrice téléphonique m’avait mis en attente.
- Je vous mets en relation
- Merci
- Allo ?
- Allo vincent ?
- Oui. Qui est à l’appareil ?
- C’est Bastien, Bastien Legarec
- Putain Bastien ! ça fait combien de temps qu’on s’est pas eus au téléphone ?
- Ça doit dater de septembre après la fin de l’école de police. Quand on a eu nos affectations.
- La vache, le temps passe hein ?
- M’en parle pas
- En tous cas je suis content de t’entendre. Quoi de neuf chez toi ?
- Toujours la moitié de dix-huit et toi ?
- Je vois que t’as pas renouvelé tes blagues. Moi ça va. Tu sais j’ai atterri dans une zone plutôt sympa si on excepte la période estivale. Quel bon vent t’amène ?
- Un vent de mer mon cher. J’ai une série de disparitions sur les bras et il se pourrait bien que l’une d’elles se soit échouée dans le golfe près de chez toi.
- Ah ? Et donc je suppose que t’as besoin d’un coup de main pour la retrouver ?
- Tu supposes bien même si à mon avis c’est plutôt un cadavre que l’on recherche, une noyée.
- Merde t’es sûr ?
- Nan, on n’est jamais sûr mais il y a de très fortes chances.
- Bon dis moi à quoi elle ressemble cette personne, je vais me renseigner.
- Euh… et bien en fait j’ai très peu d’informations.
- Comment ça ?
Je n’osais pas avouer à Vincent que je recherchais une personne que j’avais connue sur le tchat mais dont je n’avais qu’une vague idée de l’apparence. Vincent avait été mon meilleur ami durant notre formation au métier d’enquêteur de police. On ou appelait les deux « ec » à cause de nos patronymes et nous nous étions finalement rapproché autour de cette origine commune bien que, ni l’un ni l’autre, ne soyons des bretons bretonnants même si lui et moi nous accordions parfaitement autour d’une citation simple que Vincent aimait à répéter à chaque sortie un peu arrosée : Dieu a créé l’alcool pour que les bretons ne soient jamais les maîtres du monde.
Depuis que nous avions été affectés dans des villes différentes, nous nous étions perdus de vue et j’avais quelques réticences à trop lui en dire. Et puis je voulais simplement savoir si on avait retrouvé le corps de Minipuce, pas résumer les derniers mois de ma vie. Expliquer pourquoi je fréquente assidûment un salon de tchat aurait nécessité que j’entre dans un flot d’explications. Je n’en avais pas envie.
- J’enquête sur un tueur en série qui choisit ses victimes sur Internet, dis-je simplement. On m’a signalé une disparition mais mon seul indice est une annonce mise en ligne par la disparue.
Ce demi mensonge m’apparut satisfaisant.
- Déjà on sait que c’est une fille, ça divise la population cible par deux.
- Elle était sensée passer le week-end sur un cata du côté de Belle-île. Tu as des disparitions en mer ce week-end ?
- Nada ! Il a fait un temps magnifique samedi et dimanche, juste un tout petit zeph’ pas méchant qui ne retournerait pas un catamaran. Aucun bateau ne manque à l’appel dans les ports et mouillages de la région. T’as vraiment pas plus d’info sur ta victime ? Brune ? Blonde ? Mignonne ? Moche ?
Je mentis encore
- Dans son profil sur le web, la fille se décrit sommairement et comme les nanas se mettent toujours en valeur, je pense qu’il ne faut pas se fier à son autoportrait.
- ça peut pas être un thon, elle se serait pas noyée !
- Ah bravo, tu pouvais te moquer de mon humour tout à l’heure dis-je dans un rire franc.
- Humour noir et cynisme, c’est quasiment obligatoire pour affronter ce qu’on voit dans nos métiers. C’est ça ou on risque de devenir un vieux con aigri à court terme.
- Pas faux. J’ai un élément pour la reconnaître quand même. Je sais qu’elle a un piercing au nombril.
- Dis donc Bastien, tu sais combien de femmes ont un piercing au nombril de nos jours ?
- Pas faux non plus, les filles originales aujourd’hui sont celles qui n’en ont pas.
- Bon, je veux bien rechercher une nana disparue avec un piercing dans le coin. Je vais passer deux ou trois coups de fil mais à mon avis t’aurais aussi vite fait de chercher dans le fichier des personnes recherchées.
- Si tant est qu’elle soit déclarée disparue.
- Là tu marques un point.
- Y’a le mode opératoire du tueur sinon.
- Dis voir.
- Ses précédentes victimes il les a étranglées avec du fil à pêche et leur a cousu la bouche avec ce même fil. Et en général on retrouve les corps dans un canal.
- Putain tu pouvais pas commencer par là ? On a trouvé une femme à Auray sous le pont du Loc’h. elle avait la bouche cousue. Attends une seconde, …
Je l’entendis appeler quelqu’un. Un de ses collègues certainement.
- Francky ?
Une voix lointaine lança un « ouais qu’esse tu veux ? »
- La nana du pont du Loc’h tu sais si elle avait un piercing ?
- Ouais au nombril, encore une salope hein mon Vince ?
- Il a la classe ton collègue « mon Vince » !
- Bah on choisit pas ses voisins de bureau tu sais. Mais il n’a pas mauvais fond quand tu le connais bien. Donc t’as entendu ce qu’il disait ?
-Oui et je pense que c’est bien ma victime. Tu pourrais m’envoyer une copie du dossier que vous avez sur elle steuplé ? Constats sur place, rapport d’autopsie, enquête de voisinage et tout le toutim, …
- Pas de problème mon pote. Et faudrait qu’on se voie un de ces quatre. Si tu passes dans le coin fais moi un signe on ira se boire une bonne bière locale.
- Une de chez Lancelot ? Je me souviens de sa Telenn Du au sarrazin, un régal.
- C’est ça, ça te fait une bonne motivation pour passer me voir non ?
- Okay, c’est promis.
Je raccrochai et retournai aussitôt sur le tchat. Une fois la nouvelle annoncée, une fois passé l'échange de considérations, de jurons et d'onomatopées exprimant la tristesse, le dégoût et l'indignation de tous, une fois les esprits calmés, le stress et l'inquiétude légèrement retombés, je contactai Misskaly en conversation privée.
 
El _Baz : Le fameux soir où tu as discuté avec Minipuce, qui d’autre était en ligne ?
Misskaly : Personne, juste elle et moi. Mais ce soir là je me suis déconnectée vers vingt et une heures quand mon chéri est arrivé à la maison. Et en général les autres se connectent plus tard.
El_Baz : Ouais, après Thalassa
Misskaly : Toi aussi tu te mets à faire de l’humour noir ? Franchement c'est pas le moment. Je flippe comme une malade.
El_Baz : Désolé, moi aussi j’ai besoin d’exorciser. On en est à trois cadavres avec la bouche cousue. Faut qu'on coince le malade qui fait ça.
Misskaly : T’as des soupçons ?
El_baz : Il va falloir que j’enquête plus sérieusement auprès des habitués de notre salon de tchat.
par Baz publié dans : Karine et châtiment, Roman
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Mercredi 28 février 2007

La volonté première de ce blog est l'échange entre un auteur (moi) et des lecteurs (vous). Mon idée était que mon écriture s'améliorerait grâce à vos commentaires. Peut-être même que l'histoire évoluerait...

Et ça marche !

Déjà Anne-Cécile m'avait fait modifier le chapitre 1 a posteriori. Et récemment freesourit a allumé une petite lampe dans mon cerveau au sujet de cette personne disparue (souvenez vous, valium) et de son devenir.

J'avais tout prévu à son sujet pensais-je. Elle se faisait oublier dans un coin pour resservir plus tard. Et bien mes plans vont un peu changer. Maintenant que j'ai vu une nouvelle façon de percevoir le fait que l'on ait découvert que deux corps sur trois disparues (et même 4 mais la dernière, pas de panique, on va la retrouver trempant dans l'eau comme les autres), je vais écrire le chapitre 18 un peu différemment...

J'en profite pour lancer un appel : il faut que je décrive le lieu où on va retrouver le prochain cadavre. Cela doit être un canal ou un cours d'eau aménagé (une entrée de port par exemple) et se situer dans le golfe du morbihan (si possible un lieu précis entre Auray et le Golfe). Je suis preneur de photos sinon j'irai sur place moi même !!!

à très bientôt pour ce fameux chapitre 18 qui se fait attendre...

par Baz publié dans : En direct de mon bureau
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Vendredi 16 février 2007
©2007, el_baz. reproduction et diffusion interdites sans autorisation de l'auteur
-17-
 
 
K-rine : Tiens voilà le Baz qui se connecte, tu vas pouvoir nous raconter ce que tu sais Misskaly
El_baz : Hein ? De quoi s’qu’on cause?
Vino : Comme d’hab’, d’une disparition durant le week-end
Vodka-viandox : Minipuce
El_baz : Merde
Moumoune : Misskaly voulait attendre que tu sois là pour nous raconter. Elle sait des choses.
El_baz : Ah bon ? Et bien vas-y miss, raconte
Misskaly : Et bien voilà. Vendredi soir j’étais connectée en attendant mon chéri. Je l’attendais pas sur le tchat mais en chair et en os. Il est venu passer le week-end chez moi.
Mickey : On s’en fout de ça ! Vas droit au but.
Vino : Tiens le mickey commence à s’intéresser à ce qui se passe ici ? Il s’impatiente ? Il trépigne. Je le savais, il a du cœur.
Mickey : Ta gueule toi !
Vodka-viandox : Ahhh non, ça c’est ma réplique.
Moumoune : C’est dingue ça, on parle d’une amie qui a disparu et vous vous vannez comme si rien ne s’était passé.
Larzac : Laisse pisser Moumoune, c’est une façon de jouer les gros bras, ils veulent cacher qu’ils n’en mènent pas large.
Vodka-viandox : gna gna gna
El_baz : Allez misskaly, continue
Misskaly : Minipuce était connectée. Vous vous souvenez, elle avait parlé de louer un gîte pour un qu’on se rencontre un week-end ?
Moumoune : Oui je m’en souviens
K-rine : On était tous d’accord pour y aller
Misskaly : Et bien elle avait trouvé encore mieux qu’un gîte : un voilier
Vodka-viandox : Putain, l’idée qui tue
Vino : Mort de rire
Moumoune : Ah c’est malin ça. Franchement vous ne me faites pas rire.
Larzac : C’est une plaisanterie d’assez mauvais goût en effet.
Vodka-viandox : Désolé, j’ai pas fait exprès.
Mickey : Bienvenue au club des salopards.
Vodka-viandox : Ta gueule mickey t’es saoulant.
Moumoune : Laissez Misskaly raconter.
Misskaly : Donc minipuce avait prévu de rencontrer le skipper d’un catamaran ce week-end à la trinité sur mer pour tester le confort et les conditions de navigation. Elle voulait nous emmener dans le golfe du Morbihan et jusqu’à Belle-île où on aurait passé la nuit au mouillage.
Larzac : Le premier qui fait un jeu de mot sur mouillage je l’étripe
El_baz : oh non, pas toi Larzac, je te croyais au dessus de ça.
Larzac : Pardon, un instant de faiblesse, ça ne se reproduira plus.
Vino : Donc elle était en repérages ?
Misskaly : C’est ça !
El_baz : Elle y allait seule ?
Misskaly : ça j’en sais rien. Mouflon est arrivé peu après et on a éteint l’ordi.
Vodka-viandox : C’est vrai qu’il y a une vraie vie à côté du tchat…
Vino : Elle a peut-être disparu en mer ?
Moumoune : Peu importe comment, elle a disparu.
El_baz : Vino a raison. Avant toute chose il faudrait savoir où et dans quelles conditions elle a disparu.
Moumoune : Et comment veux-tu qu’on le sache ? Hein ?
El_baz : J’ai mon idée, laissez moi juste le temps de passer un coup de fil et je reviens.
par Baz publié dans : Karine et châtiment, Roman
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Jeudi 15 février 2007

J'ai reçu dernièrement quelques e-mails me demandant : "alors, t'en es où? Et la suite ça vient ?"

La suite arrive, patience !!! Ce n'est qu'une questions de jours ou d'heures...

Je viens de rentrer du Mali et je dois avouer que la société malienne m'a littéralement happé et que les paysages du Pays Dogon que j'ai visité m'ont envouté. Conséquence : j'ai peu écrit en dehors de mes heures d'aéroport et d'avion.

J'ai cependant rédigé les chapitres 17 et 18 mais j'hésite à les fusionner. Je me demande en effet si je dois procéder par chapitres courts faisant chacun avancer un peu l'histoire et donnant un rythme rapide au récit, ou si je dois vous maintenir, vous lecteurs, dans un rythme plus lent qui vous tiendra en haleine dans l'attente d'un dénouement que vous ne verrez pas venir.

J'hésite...

 

par Baz publié dans : En direct de mon bureau
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Jeudi 25 janvier 2007

Ce midi j'ai pris le temps de m'informer plus avant sur les droits d'auteur. Du coup j'ai déposé une version actualisée de mon roman sur copyright france qui, en échange, m'a donné un joli logo qui figure désormais en pied de page sur ce blog.

Comme je me protégeais moi même contre un éventuel vol de mes idées, j'ai fait une petite recherche et là, HORREUR ! Je suis moi même un odieux plagiaire sans le savoir ! Un roman a été publié en 1979 chez fleuve noir sous le titre de Carine et châtiment.

Je suppose que je vais devoir trouver un autre titre. En attendant je garde celui-ci comme nom de code.

Après on verra. J'ai pensé modifier un peu la tournure de façon poulpesque (cf. le personnage de Pouy , ed. la baleine)

ça donnerait :

"Karine et le tchat qui ment"

Mais j'ai peur d'en dévoiler trop ... D'ailleurs j'en ai déjà trop dit...

Si vous avez des idées de titre, n'hésitez pas à m'en suggérer en commentaires !

par Baz publié dans : En direct de mon bureau
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Lundi 22 janvier 2007
©2007, el_baz, reproduction et diffusion interdites sans autorisation de l'auteur
-16-
 
 
 
Le Châteaubriant a beau avoir été récemment rénové, il n’en garde pas moins l’allure d’un bistrot-PMU de seconde zone. C’est d’ailleurs là son charme. Situé au rez-de-chaussée d’une maison à deux étages datant vaguement des années cinquante, il s’avance sur la rue en une véranda au toit de tôle. Les nouveaux propriétaires, installés il y a huit mois, l’ont repeint, recouvrant l’ancien bordeaux des parties métalliques par un vert clinquant. Ce même vert que des architectes crétins échoués dans quelque service ministériel, croient bon d’imposer sur les ponts autoroutiers, soit disant pour qu’ils se fondent dans le paysage. Ce vert est laid et le châteaubriant ne se fond pas dans le paysage. Il fait le paysage. C’est bien simple, quand on quitte la place du marché, par la rue de châteaubriant (tiens donc !), on ne voit que lui.
A l’intérieur, l’ambiance est sympa. Trois pépés sont accoudés au comptoir. Il n’est pas encore onze heures. Trop tôt pour l’apéro. Alors on patiente avec un petit Rosé de Loire.
Quelques clients du marché, repérables à leur panier plein de victuailles, sirotent un expresso. Ce sont des habitués et le rituel du petit noir est en quelque sorte la touche finale au plaisir de faire ses courses au grand air avec des commerçants qui vous parlent, plaisantent, vous reconnaissent d’une fois sur l’autre et savent prendre leur temps pendant que les cons se plaignent de la longueur des files d’attente à la caisse du supermarché.
Un gamin de trois ans environs se délecte d’une fraise à l’eau dans un verre trop grand, pourvu d’une paille trop haute pour sa bouche. A moins que ce soit la chaise qui soit trop basse. Toujours est-il que la paille plie entre le verre et sa bouche, formant un coude que le liquide peine à passer. En face de lui, sa mère le regarde attendrie en inclinant son verre de temps à autres, pour l’aider. Aide qu’il refuse bruyamment, par fierté :  je suis un grand maman !
De temps en temps un cri s’élève dans un coin de la véranda : But ! Quatre adolescents rejouent au baby foot le match du samedi soir, vu la veille à la télé.
Au fond de la salle à droite, après le bar, une dizaine de personnes font la queue pour valider leur ticket auprès de la patronne assise dans une sorte de guérite bardée de lambris que son mari a conçu pour avoir un guichet, comme à l’hippodrome. A ce compte pensais-je, ils pourraient aussi diffuser des bruits de courses hippiques au lieu de nous servir un mauvais best of de Johnny Halliday. Ceci dit, tous les égouts vont dans la nature, comme disait l’autre.
 
J’étais en avance. Je m’assis à une table, commandai un café et m’occupai en lisant les pronostics dans le journal qu’un client avant laissé traîner sur une table. La page tiercé était annotée. Par curiosité je mémorisai les chevaux cochés pour voir, le soir à la télé, si ils étaient gagnants. Juste histoire, éventuellement, de regretter de n’avoir pas joué. Vers vingt heures trente ce soir là j’apprendrai que j’avais économisé quelques euros en ne pariant pas.
Malika arriva vers onze heure dix accompagnée d’un grand type maigre à la coiffure improbable, à mi-chemin entre Alain Souchon et Bob Marley.
 
-          Je te présente Hervé
-          Enchanté
-          Hervé est le président d’une association qui défend les sans-papiers…
-          Le DAD, droit à la dignité, précisa-t-il.
-          C’est un spécialiste du droit.
-          Ouais, disons plus modestement que je suis étudiant en mastère de sciences juridiques.
-          Waooo un militant, un vrai ! Tu dois te sentir isolé en fac de droit, non ?
-          Parfois oui, un peu. Heureusement j’ai souvent le renfort des voisins de la fac de lettres.
 
Vers onze heures et quart, quatre camelots entrèrent dans le bar et vinrent s’asseoir à notre table. Malika fit les présentations.
 
-          Kamel, Abdou, Nassir et Charles
-          Je suis arménien dit ce dernier pour se justifier d’avoir un prénom aussi peu exotique. Mes parents ont voulu rendre hommage à Aznavour.
-          Vous savez pourquoi vous êtes là ce matin,  supposais-je. Pouvez-vous me raconter, devant témoin et devant mon petit magnétophone, comment quelques flics véreux vous rackettent ?
 
Ils ne se firent pas prier à peine avais-je déclenché l’enregistrement. Les récits durèrent une quarantaine de minutes au total. Les quatre témoignages concordaient parfaitement et comprenaient forces de détail, à l’identique de ce que j’avais moi-même pu observer.
 
-          Il n’y a plus qu’à aller trouver l’IGS dis-je tandis que le serveur nous apportait le pot de l’amitié que j’offrais aux gars pour les remercier.
-          Ça semble un peu trop facile dit Malika
-          Oui, ajouta Hervé, le commissaire a certainement couvert ses arrières et les bœuf carotte, si on leur accorde a priori notre confiance, ça reste un service de police qui peut subir des pressions, être incité à étouffer l’affaire. C’est une petite ville de province ici, les notables font corps.
-          Alors on fait quoi ?
-          Je connais un journaleux qui bosse en free lance mais qui a déjà placé quelques uns de ses sujets sur France 2 et au JT de TF1.
-          Tu crois qu’une histoire comme ça les intéresserait ?
-          Je ne crois pas. J’en suis sûr ! je l’ai appelé hier sachant que j’allais te rencontrer. Il m’a dit texto : « dès que tu as du concret, tu me téléphone et je monte un scoop bien tapageur ».
-          Waoo…
-          On va ameuter la presse !
 
Les verres se levèrent et on trinqua au tapage et au pouvoir des médias. Les vendeurs retournèrent sur le marché où ils avaient confié leur stand à une personne de confiance. L’heure du rangement approchait. Hervé nous quitta à son tour et Malika me demanda si j’avais faim. Nous déjeunâmes d’un croque monsieur mal cuit débordant d’une béchamel trop farineuse sur un lit de laitue sans sauce. Culinairement parlant, un sale moment. Mais un moment partagé avec Malika. J’aurais mangé n’importe quoi.
par Baz publié dans : Karine et châtiment, Roman
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Lundi 22 janvier 2007

Je suis triste.

 

J'ai perdu mon carnet sur lequel je prends des notes pour l'écriture de mon roman. Ohhh il est certainement quelque part chez moi, sous une pile de paperasse. Mais en attendant de le retrouver je suis tout nu. J'ai malgré tout écrit le chapitre 16 et une bonne partie du chapitre 17 à partir d'une "sauvegarde" de mes notes. Ces deux chapitres seront bientôt en ligne, le temps de les dactylographier.

 

Et oui, voici l'info du jour : el baz est un archaïque, un adepte du crayon à mine carbone, de la gomme et du papier.

Voici donc comment j'écris :

- je possède (argh) un carnet noir de format poche que j'emporte partout avec moi.

- Lorsque mon esprit est libre, c'est à dire quand il n'est ni accaparé par mon travail de chercheur, ni par d'autres questions du style : papa quand est-ce qu'on mange ?), je laisse mes pensées vagabonder et je note les idées qui me semblent bonnes. Pris dans un sens mon carnet est donc une succession de bribes de pensées, peu cohérentes, désarticulées. Mais il m'arrive de retourner le carnet et là j'essaie de replacer ces extraits dans une logique de roman, ordonnée, formant un récit avec une progression rationelle.

- En général j'écris quand je suis en voyage (ce qui m'arrive une fois par mois) et quand je n'arrive pas à dormir (ce qui m'arrive une fois par nuit)

- Quand la matière recueillie dans mon carnet est suffisamment consistante, je replace les éléments dans la trame du roman que j'ai, quant à elle, intégralement en mode électronique sur mon PC.

- Cette trame est en fait le synopsis du livre, chapitre par chapitre.

- Mes notes se placent petit à petit dans les différents chapitres, pas forcément dans l'ordre d'ailleurs. Et puis un jour, ... ou plutôt une nuit car j'écris le soir en général, la somme des notes accumulées pour un chapitre déclenche chez moi le porcessus de rédaction finale et là j'écris d'un seul jet le chapitre et le je mets immédiatement en ligne.

Voilà un coin de voile levé sur ma façon d'écrire, à la fois lente, laborieuse dans sa préparation et rapide, instantanée, dans sa finalisation.

 

à très bientôt pour la mise en ligne du chapitre 16 !

par Baz publié dans : En direct de mon bureau
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