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Vendredi 7 mars 2008
On associe souvent le polar au noir et donc aux images noir et blanc.
Bien ! Une fois qu'on a dit ça qu'a-t-on impulsé comme mouvement au schmilblick ?
Cette question fait sens alors que je suis en train d'envoyer mes manuscrits aux maisons d'édition. Qui cibler ? Comment comprendre leurs lignes éditoriales sans devoir lire tout leur catalogue? Et d'abord que fais-je  moi même ? Sur un forum internet, j'ai trouvé quelques trucs astuces et avis éclairés de Franck Thilliez. 
Tiens, prenons le en exemple. Lui fait du polar-thriller. Extrêmement noir, brutal, violent, ... mais moi mon bouquin "k-rine et châtiment" n'est qu'une petite histoire policière marrante. Mon tueur en série est un peu vicelard certes, mais j'ai totalement épargné au lecteur le détail des chairs putréfiées autour des fils de nylon qui cousent la bouche des victimes aux lèvres gonflées par leur séjour dans les eaux polluées d'un canal. Tiens vous voyez, je suis certain que la phrase précédente a suscité un "beuark" en votre for intérieur.
Alors non, je ne fais pas de thriller et si ça se trouve c'est même pas vraiment du Polar... 

Par contre je me reconnais bien dans l'ambiance Noir et Blanc. d'ailleurs voici quelques photos de mon bureau... En Noir et Blanc ! J'espère que les quelques photographes talentueuses qui parcourent souvent ce blog apprécieront !

buro.jpg

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tom.jpg


(Oui, oui, c'est chez moi... Oui je sais il n'y a rien derrière le cadre, c'est fait exprès... Oui cette guitare me dérange souvent en m'interrompant dans mon travail pour que je m'occupe d'elle mais que voulez-vous, je l'aime alors je lui pardonne...)
par Baz publié dans : En direct de mon bureau
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Mercredi 5 mars 2008

Après un échange de courriels avec mon ami Mathieu, il s'avère qu'il va déménager (le chanceux s'installe avec sa blonde !) et que donc je n'ai plus aucun scrupule à avoir à utiliser sa future ancienne adresse comme lieu de résidence de mon personnage principal. L'avantage est que j'y ai été si souvent invité que je connais bien l'appartement et le quartier (pour les descriptions j'aurai de nombreux détails en tête).

Néanmoins, les repérages que j'avais effectués en janvier ne seront certainement pas inutiles car je compte transformer un peu la réalité en plaçant des restos ou des bars ailleurs qu'à leur vraie adresse par exemple, ou en changeant certains noms de rues, comme je l'avais fait dans k-rine et châtiment qui se déroule à Angers mais dans un univers totalement recomposé.

Voici quelques unes des photos que j'ai prises lors de ce repérage récent afin d'avoir des lieux et objets à décrire :

Tout d'abord le lieu du PLOP! Rue Drolet, dans l'immeuble rouge, premier étage, porte du milieu... c'est là que les amis seront réunis pour regarder la finale du hockey ...

pandrolet.jpg


lieu-du-plop-drolet.jpg


appart-drolet.jpg



Ensuite quelques lieux que fréquentera le héros : 

- le resto "Au 5e péché (juste parce que j'aime bien le nom et que le péché, la religion -et leur remise en cause- sont des éléments importants de la culture québécoise récente... la fameuse révolution tranquille, l'usage des "sacres" d'orignie dans le langage -tabernacle, ostie, calice, etc...). On est ici dans le quartier du plateau mont royal, quartier "in" du Montréal francophone.

5e-p-ch-.jpg

- Un dépanneur : l'équivalent québécois de l'épicerie arabe parisienne. On y touve un peu de tout sauf du bon vin ! Par contre pour acheter un carton de bières et un paquet de croustilles c'est là qu'il faut entrer !

d-panneur.jpg

- Enfin, la vue de Nik, depuis la fenêtre de son appartement. rien à voir avec la vraie vue de la rue de normanville où sera situé son logement, mais j'aime bien ce bâtiment. Et l'été avec la vigne vierge le long du mur c'est sympa... J'aime aussi le principe -fréquent- de monter son vélo sur le balcon. J'ai même vu, sur un balcon montréalais, en plein centre (rue hôtel de ville), un canoë !

vue-fenetre-appart.jpg

par Baz publié dans : PLOP !
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Lundi 3 mars 2008
PLOP! en est toujours à la phase préparatoire. C'est parfois diablement long de tout mettre en place.

De nombreuses questions se posent encore à moi : 
- Où mon héros va-t-il habiter ? Vraisemblablement dans le quartier Rosemont-Petite Patrie à Montréal mais l'adresse exacte reste encore en suspens.
Autre question : 
- Comment la contamination de l'eau se fera-t-elle? Il est acquis que le héros se contamine par une baignade. Il est acquis également que d'autres contaminations auront lieu par ingestion de poisson de rivière. Il est acquis aussi qu'un arbre, le pommier, jouera un rôle primordial. Mais comment la contamination passera-t-elle de l'arbre à l'eau, Cela reste à préciser même si j'ai ma petite idée sur le sujet. L'enjeu est la compatibilité entre une pollution d'origine industrielle (agro-alimentaire) et une contamination "naturelle" dans le passé qui donnera la clé de l'antidote...

Par contre une question est réglée :Comment le héros va-t-il en arriver à soupçonner une pollution comme étant la cause de son "Plop"? Et bien c'est en faisant une recherche sur google à propos du changement de sexe, pour voir si d'autres cas sont recensés. Il va tomber sur cet article :


jeudi 7 septembre 2006, 9h06
Washington: des poissons changent de sexe dans l'eau polluée du Potomac
WASHINGTON (AFP) - Des poissons mâles qui deviennent hermaphrodites et portent des oeufs ont été trouvés dans l'eau polluée du Potomac, le fleuve qui traverse la ville de Washington DC et alimente ses habitants.
L'US Geological Survey (USGS), une agence fédérale, a fait cette découverte progressivement sur plusieurs années alors qu'en 2004 elle recherchait la cause de la mort de plusieurs poissons. "Nous ne recherchions pas cela. C'est au microscope que nous avons vu qu'ils portaient des oeufs immatures ce qui n'était d'ailleurs pas forcément lié à leur mort", a indiqué mercredi Vicki Blazer, spécialiste des maladies du poisson qui conduit l'enquête pour l'USGS.
La découverte a été confirmée en 2005 et 2006 sur d'autres prélèvements de poissons vivants et bien portants, de la race des perches d'eau douce, un spécimen mesurant dans le Potomac et ses affluents de 17 à 30 cm de long et parfois consommé par des pêcheurs.
L'eau du Potomac est utilisée par les agences de l'eau pour fournir de l'eau potable aux habitants de la région, souligne le Washington Post qui a révélé la découverte.
Suivant les endroits en amont de la capitale, le taux de poissons transexuels évolue de 30% à 100%, a précisé Mme Blazer qui souligne que des expériences ont déjà montré qu'un certain type de pollution agissait comme des hormones sur les poissons.
"Ce sont généralement des composants qui se comportent comme des oestrogènes. Ils viennent des produits pharmaceutiques, des produits de soins, des pesticides et herbicides", explique la scientifique.
 
par Baz publié dans : PLOP !
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Samedi 9 février 2008

Point mort total depuis quelques semaines. j'ai la trame du roman, mais pas une seconde à moi pour écrire. je rentre du boulot le soir, épuisé et écoeuré de la façon dont lemonde de la recherche évolue en France. je me bats contre des moulins à vent, j'ai l'impression de gaspiller mon énergie à me morfondre et à me plaindre d'un sort professionnel finalement bien futile au regard de situations de grande détresse que je vois partout autour de moi (comme la copine de mon frère étrangère et contrainte à être clandestine : pour satisfaire des quotas d'immigration on va empêcher les gens de l'aimer).

 

Alors je n'écris plus ces temps-ci, en espérant que ça revienne, inch allah... Mais heureusement il reste de belles plumes comme l'anonyme qui a créé ça :

http://www.dailymotion.com/swf/x41wjp 

par Baz publié dans : En direct de mon bureau
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Lundi 21 janvier 2008

de retour du Québec, j'ai l'esprit bien rafraîchi. non pas qu'il ait fait froid, les températures étaient à peine négative (et encore, pas tous les jours), ce qui en janvier est de nature clémente. Non, simplement je me suis une nouvelle fois enrichi de cette culture francophone différente de celle de la vieille France. Puis j'ai passé 9 jours sans voir la face de sarkozy à la une d'aucun journal et ça c'est vivifiant.

Enfin, j'ai rapporté plusieurs éléments pour mon roman PLOP. Tout d'abord j'ai profité des trajets (train et avion) pour rédiger toute la trame du livre qui comportera une quinzaine de longs chapitres (contrairement à K-rine et châtiment qui en comptait 22 assez courts). Ensuite j'ai fait de nombreux repérages de lieux (je mettrai des photos en ligne sous peu). Enfin, j'ai travaillé avec mon ami Mathieu à la véracité et à la crédibilité de mes idées. Notamment en matière de langage et d'expressions. Là aussi je publierai sous peu un article consacré à la façon de parler québécois sans sonner faux (pas comme Fred Vargas par exemple ou comme l'autre andouille de Gerra dans son Lucky Luke caricatural).

En attendant voici une formule entendue un samedi soir dans un somptueux châlet au bord du lac croche* dans les laurentides**, on dirait du Gourio des neiges :

"Moi, j'peux passer Noël sans mes parents, mais sans neige... ça JAMAIS !"

* Croche en québécois désigne quelque chose de "mal fichu, de travers, tordu, ou fonctionnant mal"

** les laurentides à 1 h de montréal au Nord, montagnes couvertes de forêts et de lacs où de nombreux urbains ont un châlet pour le week-end.

 

par Baz publié dans : Carnets de Voyages
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Jeudi 3 janvier 2008

Achetez karine et châtiment en avant première !!!!

Suivant les conseils de l'un de vous (;-) merci mamazone), j'ai décidé de publier provisoirement mon roman sur lulu.com

Cela présente deux avantages :

1/ il est disponible dès maintenant soit en version à imprimer soit en vrai livre papier relié broché et tout le toutim !

2/ Je dépose ainsi un copyright paier sur l'ouvrage tout en me réservant le droit de le retirer du site dès que j'aurai trouvé un vrai éditeur !


Pour commander c'est fastoche, cliquez ici : http://stores.lulu.com/el_baz
Les prix :

Pour commander c'est fastoche, cliquez ici : Les prix :

 

Imprimé: €9.90

Téléchargé: €5.75


 

Merci d'avance et à vot' bon coeur m'sieurs dames !

par Baz publié dans : Karine et châtiment, Roman
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Dimanche 30 décembre 2007

Bonne et heureuse année à Tous et toutes !!!

C'est in extremis que je tiens l'engagement que je m'étais fixé : mettre un point final à mon premier roman "K-rine et châtiment" avant la fin 2007 !!! C'est donc fait, le manuscrit est lu et relu, corrigé, amendé en fonction de vos remarques notamment. Il est mis en page prêt à être imprimé en format bouquin avec reliure : bref je me prépare aux envois postaux en direction des éditeurs.

En attendant que l'un d'eux accepte de me publier (je croise les doigts), voici une version PDF du roman que vous pouvez imprimer en recto- verso sur papier format A5. Le tout fait 179 pages dans ce format.

J'espère que tous ceux d'entre vous qui m'ont dit avoir du mal à lire sur un écran, trouveront leur plaisir sur papier ! Vos commentaires sont les bienvenus, et pour tout dire même, ils sont attendus avec une certaine impatience.

Allez, vous voulez lire K-rine et châtiment ? Cliquez ici  : http://www.divshare.com/download/3296775-45d (fichier Pdf hébergé sur Divshare.com)

 

 

par Baz publié dans : Karine et châtiment, Roman
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Samedi 15 décembre 2007

Par le pouvoir du crâne ancestral, ... transmutation,... capitaine caaaaveeernne, ... groouuummpfss (copyright hulk), ouuuuuuuuuuuuuuu (copyright loup-garou) : les personnages qui se transforment sont légion. Certains le font instantanément sur une incantation, d'autres dans une métamorphose douloureuse alternant spasmes et hoquets, d'autres enfin très lentement (souvenez vous du film "la mouche").

Plop! Le titre que j'ai choisi suppose une transformation instantanée. Plop ! : mettez votre index dans la bouche contre l'intérieur de la joue et faites le claquer en le sortant. Aussi sec voilà l'homme devenu femme. Telle était mon idée de départ mais finalement ce n'est pas si simple. C'est que mine de rien hommes et femmes sont quand même fondamentalement différents !!!!

Voici donc comment devrait se dérouler la métamorphose.

Plop ! le bruit aura claqué vigoureusement dans le salon. Aussi soudain que sourd, le bruit d'un bouchon de champagne qui saute, même son, même volume.

Nicola aura senti une brûlure intense dans son torse et son bas ventre, puis une migraine insoutenable qui durera quelques minutes (rassurez vous pas de blague mysogine sur une quelconque perte de neurones). Instantantanément son sexe aura disparu, inversé en un vagin. Il me reste à déterminer comment je vais décrire cela, soit très froidement, presque médicalement. Soit (et c'est plus vraisemblable), très crûment, avec toute l'horreur du gras qui découvre que son corps s'est transformé. Instantanément aussi sa poitrine aura poussé, assez belle d'ailleurs.

La douleur au bas ventre, il le découvrira plus tard, provient de la mise en place de tout l'appareil génital interne (utérus, etc...)

La pousse des cheveux sera, elle, plus progressive mais rapide. Ses potes lui feront remarquer : "tes, ...tes cheveux !!! Ils poussent à vue d'oeil !!!"

Le reste du processus sera plus lent, il s'agit de tout ce qui relève de facteurs hormonaux (chute des poils du torse, de la barbe (petit à petit il arrêtera de se raser le matin). Il va perdre deux pointures de chaussure, voir ses hanches se transformer, ses cuisses s'arrondir un peu dans la partir haute et externe, les mains s'affiner... cela prendra entre une et quatre semaines.

Il en conservera une trace très précise car il prendra l'initiative de tout noter méticuleusement avec l'idée que seule une excellente connaissance et compréhension de ce qui lui arrive permettra un jour aux scientifiques de trouver comment inverser le processus.

En même temps cela va me permettre de régler mon problème de temporalité du récit en suivant vos conseils (merci !) * Il va tenir un carnet de bord, un genre de journal intime, proche du cahier de laboratoire. Cela permettra de créer un premier fil rouge à l'histoire. Une première partie qui traitera du vécu de la transformation.

Suivront une deuxième partie consacrée à la recherche d'explication (début de l'enquête et apparaition d'une problématique sociale avec la multiplication des cas recensés) et une troisième à la quête de l'antidote.

à bientôt !!!

 

*Pour les nouveaux lecteurs de ce blog, je fais ici référence aux commentaires postés en lien avec l'article précédant celui-ci.

 

par Baz publié dans : PLOP !
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Samedi 1 décembre 2007

A quel temps écrire ? En voilà une bonne question. Choix au moins aussi cornélien que celui de la personne. Celui-ci est d'ailleurs résolu en ce qui concerne PLOP ! J'écrirai à la troisième personne. Mon héros sera "il" contrairement au choix que j'avais fait pour karine et châtiment

Généralement le temps du récit est le passé simple. Mais j'ai très envie d'écrire au présent. Le présent me semble plus apte à attraper le lecteur par le bout du nez pour l'emmener où je veux. Mais est-ce possible ?  J'ai ouvert quelques-uns des livres que j'ai préférés dans ma carrière de lecteur, pour me rendre compte que peu ont écrit à ce temps.

Prenons le style polar et Fred Vargas, pour commencer.  Le temps du récit est au passé. "Pars vite et reviens tard", une fois passé l'exergue, nous fait espérer au présent : "Les types, à paris, marchent beaucoup plus vite qu'au Guilvinec, (et là ça se gâte), Joss l'avait constaté depuis longtemps". Et voilà, une demie phrase au présent et zou, retour au passé.

Tonino Benacquista, auteur extraordinairement créatif, ne fait pas mieux dans Malavita dont la première phrase est "Ils prirent possession de la maison au milieu de la nuit"

Tanguy Viel a inventé un style d'écriture dans l'absolue perfection du crime. J'adore ! Mais lisez vous-mêmes : "L'écran de télévision au dessus du comptoir, relié à une caméra à l'extérieur pour qu'on voie qui entre, souvent par ennui ou réflexe je le regardais d'un oeil lointain, et c'était à peine si la couleur des cheveux ou la peau de celui qui sonnait dehors, à peine si je les notais à travers l'écran." Bon dieu quel style, déroutant, mais au passé...

J'en ai feuilleté un paquet comme ceux-là. Toujours le même constat. J'ai alors cherché du côté de ces auteurs qui ne te chopent plus par les narines mais par les tripes. Kerouac : "J'ai connu Dean peu de temps après qu'on ait rompu ma femme et moi". Pas mieux...

Peut-on vraiment écrire au présent ? Je ne sais pas, j'ai des doutes. Il va falloir que j'essaie pourtant, l'envie est trop forte. J'ouvre un roman d'Alphonse Boudard, histoire de voir si argoter permet de mieux se jouer du passé simple. Et là je me retrouve avec un nouveau doute. Dans Saint Frédo, Boudard commence bien au passé. Frédo c'était son diminutif, son sobriquet Frédo la tringle pour les intimes.  Le passé, le passé. Mais à peine 10 lignes plus bas voilà ti pas que l'auteur nous annonce "Je vous présenterai lorsqu'il faudra ses papa-maman, géniteurs on dit dans les livres sérieux. Celui-ci l'est mais avec, j'espère, quelques espaces réservés de marrance." Du futur tout d'abord, puis une considération au présent. Bref un mélange.

Il me revient alors en mémoire que dans karine et châtiment j'ai tenté un effet de style en quittant le temps du récit au passé pour "passer" (justement) au présent dans les derniers chapitres, histoire d'accélérer le dénouement.

Le mélange.. Voilà finalement une idée pas si mauvaise...  Je continue à réfléchir à ce satané temps du récit.  Je crois que ce n'est qu'après avoir fait quelques essais, après avoir rédigé des bouts de chapitres, que je pourrai arrêter mon choix. Affaire à suivre en tous cas.

Et vous, vous en pensez quoi ?

par Baz publié dans : En direct de mon bureau
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Vendredi 9 novembre 2007

Et Hop ! Une nouvelle rubrique sur ce blog : mes carnets de voyages.

Autant je me targue de savoir voyager : j'aime me perdre, j'aime découvrir l'envers du décor, j'adore visiter les marchés les jours de fermeture et je suis passionné de rencontres ; autant je n'ai jamais su écrire, à la manière d'un Stefan Zweig, des récits de voyages qui soient convaincants. Par convaincants j'entends deux choses : qu'ils retranscrivent la réelle atmosphère du voyage et qu'ils intéressent un tant soit peu le lecteur.

Je vais donc rédiger des carnets de voyages atypiques, plutôt anecdotiques et surtout prétextes à vous montrer de jolies photos (enfin j'espère que vous les trouverez jolies).

 

Tunisie, insomnie

Trois heures du mat' je sors une fois de plus de ma chambre troglodyte berbère, aussi discrètement que possible. Mon ventre est traversé de crampes. Sur le chemin des toilettes, je jette un oeil au jerrican : il doit me rester l'équivalent de deux chasses d'eau. Après il faudra descendre au village chercher l'âne, le charger des bidons vides et aller faire le plein à la source, à deux kilomètres d'ici, dans la montagne.

Je veux être un voyageur, un vrai ! J'ai refusé la prophylaxie que la médecine occidentale m'offrait sous la forme d'un désinfectant gastrique. Je veux que mon corps s'habitue à manger, à boire local. Je veux pouvoir goûter un jour l'eau du Niger à Tombouctou sans m'effondrer en spasmes. En attendant mon estomac fait son apprentissage et j'ai du temps pour méditer sur mon trône de faïence à l'européenne. heureusement ici les toilettes sont propres ! Bon, certes il faut apporter son papier mais la contrainte est maigre et supportable.

Et là, allez savoir pourquoi, je suis inspiré et je remplis mon carnet à notes de petites anecdotes, pas forcément en lien, précisément, avec CE voyage, simplement naissance du contexte propice. Mon esprit est libéré, il se vide autant que mes intestins. Et j'invente des personnages que je pourrai à loisir replacer ensuite dans l'un ou l'autre de mes romans.

Le personnage du jour (ou de la nuit) s'appelle Jean-Baptiste. Il est belge, négociateur-importateur d'antiquités à bruxelles. Ses antiquités il les trouve en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud. Autant dire que lui aussi a du passer des heures sur la faïence à méditer sur son dernier repas. d'ailleurs il a gagné son surnom d'un de ses voyages duquel il a rapporté une parasitose bizarre : des vers sous la peau des bras... Depuis on l'appelle mon père, car "mon père ses vers". Jeux de mots douteux j'en conviens mais ainsi va la vie ! Bon il faut dire également que l'homme a adopté la djellaba blanche en voyage comme en occident. Ceci explique aussi cela.

 

par Baz publié dans : Carnets de Voyages
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